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Mes 250 premiers jours comme entrepreneure

septembre 19, 2019 By: Monica Guan

This post is also available in: English (Anglais)


Je me suis souvent sentie tirée dans des directions opposées. Quand j’ai terminé mes études secondaires, j’étais déchirée entre poursuivre mes études en musique ou en génie. Et quand je planifiais où je m’installerais, je ne savais quoi choisir entre profiter de la vie trépidante du centre-ville de Toronto ou vivre paisiblement dans la nature sauvage du nord de l’Ontario. Ce sont des exemples faciles.

Dans mon travail, cette habitude d’être dans deux univers cognitifs en même temps se manifeste en soi par ma passion pour l’environnementalisme et ma compréhension de l’industrie dans son ensemble. Cette division transparaît dans mon doctorat en recherche sur les carburants solaires. J’ai entrepris de me pencher sur la manière dont les produits pétrochimiques industriels communs pouvaient provenir de déchets de GES plutôt que de matières premières fossiles. Et encore mieux, je voulais comprendre comment ces réactions pouvaient être alimentées par la lumière du soleil plutôt que par la chaleur provenant des combustibles fossiles, comme cela est la norme depuis la révolution industrielle.

Ayant fait partie du monde universitaire pendant presque toute ma vie d’adulte, l’entrepreneuriat m’a amenée à explorer la tension perçue entre les projets à impacts sociaux et les dures réalités économiques. Mon objectif est de faire de Solistra une entreprise de génie chimique à la fois axée sur les services humanitaires et les services publics, qui travaille à des projets visant à accroître la durabilité des collectivités.

Les techs propres sont un secteur des plus stimulants, et pénétrer le marché des marchandises comporte également son lot de défis à relever. Pour épurer notre atmosphère et atténuer les effets des changements climatiques, nous devrons peut-être commencer à voir notre infrastructure chimique de la manière dont nous voyons notre infrastructure publique. Si les produits et les procédés de l’univers du génie chimique sont si essentiels à nos vies quotidiennes, leur exploitation devrait-elle être vue comme un service public, un peu comme une entreprise de services publics? Et même si la taxation des émissions produites par les entreprises privées est un mécanisme qui encourage l’adoption de technologies de conversion de GES comme celle de Solistra, pourrions-nous également en venir un jour à voir notre atmosphère comme un bien public devant être assaini, un peu comme l’entretien des parcs et le traitement des eaux usées?

Ce sont des questions complexes. Et c’est à ça que le Défi des femmes en tech propres me donne la chance de réfléchir : à cet équilibre si essentiel au volet d’entrepreneuriat que j’ai choisi d’explorer.

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Alexandra Tavasoli